LES VACANCES, ON EN A VRAIMENT BESOIN !

Une vie menée tambour battant mène à l’épuisement. D’où l’intérêt de faire des breaks avant que la fatigue ne s’accumule, déréglant de plus en plus notre organisme. C’est l’un des nombreux intérêt …

Une protection pour le cœur

Échapper un temps à la course contre la montre nous apaise, sans qu’il soit nécessaire de pratiquer des heures de méditation. Le stress est l’un des grands ennemis de notre santé, en particulier cardiaque. L’étude américaine Framingham Heart Study (1992), l’une des plus importantes menées à long terme sur la santé du cœur, l’avait déjà montré : les femmes qui prennent des vacances deux fois par an courent huit fois moins de risque de développer une maladie cardiaque que celles qui font l’impasse sur ces pauses. D’autres travaux américains plus récents (Psychology and Health, juin 2019) ont confirmé cet effet bénéfique chez les hommes : en s’accordant des breaks réguliers, ils développent moins souvent un syndrome métabolique (menace conjuguant le diabète à d’autres risques cardiovasculaires). Des chercheurs norvégiens l’ont, pour leur part, vérifié chez des adultes présentant déjà un risque cardiaque (hypertension, tabagisme, surpoids) : prendre moins de trois semaines de vacances annuelles augmente de 37% leur risque de décéder prématurément !

Des articulations en meilleur état

Le vacancier renoue avec la nature, en marchant, nageant, en faisant du vélo, de l’escalade ou du rafting, peu importe, les innombrables bienfaits de l’exercice physique demeurent. “Dé-compresser” soulage également les maux de tête ou de dos, liés à la tension nerveuse, et limite les raideurs articulaires. Lorsque l’on souffre d’arthrose ou d’arthrite, le soleil apaise les douleurs et l’eau de mer diminue la pression sur les articulations. C’est aussi l’occasion de prendre le temps de cuisiner, pour conjuguer plaisir et santé.

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Un cerveau regonflé à bloc

Se réveiller sans sonnerie le matin permet de retrouver son rythme naturel et de dormir selon ses besoins. Tandis que la baisse de l’hormone cortisol, liée au stress, améliore la qualité des nuits. Or, le sommeil ne sert pas seulement à se reposer. Il régénère l’organisme en profondeur, notamment le cerveau. Lui aussi a besoin de délaisser les tâches routinières pour se consacrer à d’autres choses. Découvrir de nouveaux lieux ou s’adonner à de nouvelles activités le stimulent. Reposé et serein, il va se montrer plus efficace à la rentrée, diverses études en attestent.

Un remède contre la dépression

Les heures perdues dans les embouteillages, l’agenda surchargé mettent aussi notre moral à rude épreuve. Les congés donnent l’opportunité de faire ce qui nous plait. Ce qui permet de se ressourcer en profondeur. Ils offrent aussi la meilleure occasion de faire le plein de vitamine D : il suffit d’exposer sa peau au soleil 15 minutes par jour. Or, en plus de prévenir l’hypertension, de renforcer les os et de stimuler les défenses de l’organisme, cette vitamine est essentielle pour l’équilibre psychique. De nombreux articles scientifiques ont montré qu’elle éloigne la dépression (Metab Brain Dis, fév 2023).

Une cure de jouvence

Dernier avantage, non des moindres, la période est propice au renforcement des liens familiaux et amicaux, en passant du temps de qualité avec nos proches. Or, profiter de sa tendre moitié, de ses enfants et de ses amis renforce aussi la bonne santé ! Ce shoot d’optimisme pourrait même nous faire gagner quelques années de vie, si l’on en croît une célèbre étude de la Clinique Mayo, menée au début des années 1950.

Quelle durée idéale ?

Combien de temps faut-il s’arrêter pour glaner tous ces bénéfices ? Cela peut varier d’une personne à l’autre mais, d’après des travaux menés à l’université de Tampere, en Finlande (Journal of Happiness Studies, mai 2022), le pic de bien-être se situerait vers le 11ème jour (après certain(e)s commenceraient à s’ennuyer !). Multiplier les séjours pourrait donc s’avérer plus efficace que de prendre tous ses congés d’un coup. Cerise sur le gâteau : si les finances sont dans le rouge, il n’est même pas besoin de partir loin. Dans l’étude américaine sur le syndrome métabolique (Psychology and Health, 2019), les chercheurs ont constaté que la réduction des risques semble moins évidente lorsque l’on passe ses vacances ailleurs que chez soi. Gare au stress de l’organisation du voyage…  

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